Samedi 20 novembre 2010
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Qui est-ce ? Qui est derrière ?… Oh mon Dieu ! Je suis découvert ! C’est tôt ! C’est encore une enfant ! Elle n’est pas préparée
à cela. Pourquoi, pourquoi les choses se passent-elles ainsi ? Tout cela est si soudain ! Vite ! Je me rhabille. Mon regard est fixé sur le trou de la serrure… Un œil m’épie, il viole mon
intimité. J’ai peur de savoir qui sais. Peut-être, Noura ?... Ce silence est oppressant. Je sens un métal glacé me parcourir la colonne vertébrale de bas en haut. Exactement, la même sensation,
que celle de la nuit qui fut témoin de mon infirmité.
Cette nuit me marquait à jamais. L’atmosphère qui y régna, fut pesante et terrible à la fois. Un peu comme ces nuits où l’on
sent l’approche du mal. On souhaite fuir, mais on ne peut pas. Yanir et moi son puîné, de cinq ans, étions sur le Boulevard des Sacrifiés, « notre Boulevard ». Nous et tous les autres étions des
vendeurs à la sauvette. Tous ces petits gars étaient de rudes travailleurs. Nous vendions toutes les bricoles existantes, et les invendus des supermarchés de la place. C’est Yanir qui m’avait
introduit dans ce commerce. De toute manière, à l’époque, c’était bien le seul que nous pouvions exercer. J’étais admiratif devant la sagacité et l’aisance de mon grand frère à se faufiler entre
les voitures au moindre ralentissement des conducteurs. Pourtant, cette nuit-là me paraissait étrange. Un évènement s’annonçait. Quelque chose de grave se préparait. Nous avions fait notre
arrivée dans ce pays avec plein de rêves. Et à cet instant, je remettais en cause tous nos rêves. J’avais peur. Je désirais que nous rentrassions à la maison. Je grignotais des mètres et des
mètres, jusqu'à parvenir à son niveau. Une fois à bonne distance, je lui criais que nous devions quitter les lieux. Après plusieurs insistances, Yanir accepta. Nous nous apprêtions à déguerpir,
lorsqu’un bruit strident, retentit et nous clouèrent sur place. Une fourgonnette bleu foncé de la police surgit à vive allure, telle un cheval furieux. Elle stoppa net sa course folle, dans notre
carré. Ce cheval de Troie vomit instantanément les hommes en tenue. Ceux-là, une fois pied à terre se mirent à battre avec une violence indescriptible tous les petits marchands. J’étais là,
impuissant, muet de stupeur. Ah ! Cette nuit quand j’y pense !... Et cet œil qui me voit !... En moins de temps qu’il ne fallut pour s’en apercevoir mon frère se retrouva sous une pluie de coups.
Tout s’est si vite passé. Yanir était étendu de tout son long. Il baignait dans une marre de sang. J’étais perdu. Mes pieds étaient scotchés au bitume. Puis, je me précipitai vers lui. Je le
secouai avec force. Je tentai de le réanimer. Je l’appelai, il ne me répondait pas. Quand j’eus conscience qu’il était là,- sous mes yeux-, inerte; je voulus agir. Je fonçai tête baissée vers son
exécuteur pour lui rendre la pareille. Je le tapai avec vigueur, avec toute ma rage. Mais comment, un garçonnet de neuf ans put ébranler un mastodonte tel ? Mon sursaut d’orgueil ne fit pas long
feu. Un bon coup de je ne sus quoi me fit rejoindre à mon tour le goudron. Encore conscient, autour de moi la battue continuait. Je n’entendais plus les bruits de sifflets, ni les gens qui
criaient. Je ne vis que des courses effrénées de mes pairs. Ensuite, je ne sais plus... Je me réveillai dans mon lit, mon père à mon chevet.
Les jours se succédèrent, et ces faits restèrent gravés dans ma mémoire. J’y laissai mes jambes et devins pratiquement mal
entendant. Après vingt-cinq années, je ne savais pas exactement pourquoi ces évènements eurent lieu. Je ne pouvais questionner mon père. Chez nous, les enfants ne posent pas de questions. Mais le
regard de papa était rassurant. Courageusement, je m’orientai vers une autre affaire, la poterie. Je suis Moustapha, le potier. Je travaille de mes mains. Je moule du plâtre, de l’argile et tout
ce que je peux trouver. Je vis bien de mon art. Mon commerce est florissant, et cette année j’ai même exporté mes œuvres en Europe. Je réalise le maximum de ventes dans les différents marchés
d’art africain organisés. Je ne suis plus l’étranger. La première fois, les clients ou les visiteurs me regardent d’un œil inquisiteur, je le sais. Je vois la gêne dans leurs yeux. Je m’en
accommode. «Comment faites-vous ?» Cette interrogation m’est souvent adressée. Je fais un usage optimum de ce qui me reste. Tiens ! Pour savoir ce que vous me dites, je lis sur vos lèvres. Je
l’ai appris tout seul. J’ai acquis une grande sensibilité depuis l’incident. Et je confectionne des pots de rêves. Quand je donne une forme à l’argile, de mes mains, c’est comme si j’étais le
maître de ce monde. Je modèle selon mon bon vouloir. Je fais du « beau ». Je façonne la vie. Je m’en suis bien sorti. Myriam, ma femme m’aime tel que je suis. Notre amour a triomphé des
critiques. Le regard encourageant de papa m’a motivé. Il semblait me dire, bats toi mon fils, sois fort. Il semblait me dire, je te communique toute ma force et celle de la famille. Oui je crois
que c’était des choses comme ça ! En fait, chez nous un père doit intérioriser ses émotions. Il se devait d’être fort devant son fils.
A présent, un autre regard se porte sur moi, il me scrute. Il vole une partie de mon histoire. Je soupçonne ma fille. A cette
heure, c’est elle qui peut se trouver là, dans la maison. Mes yeux ne quittent plus un seul instant le trou de la serrure. C’est comme si une relation mal faite s’est installée entre nous. Je
décide de mettre fin à cette indiscrétion insoutenable.
- Noura ! c’est toi ma chérie ?
- …
- Rentre, mon bébé, papa veux te parler.
Elle s’approche, je lis sur ses fines lèvres: «pardon papa».
Je l’étreins fort dans mes bras, dans mes bras d’artistes. Puis, entre ses sanglots, je lui raconte résolument pourquoi son papa
est différent. Pourquoi mes pieds sont si petits. Elle ne les avait jamais vus mis à nu. Des larmes dévalent mes joues et me surprennent. Je laisse faire. Par cet acte, je passe outre notre
coutume. Cependant, j’en suis assez fier car je libère ma fille de sept ans, d’un passé qui ne doit pas être une torture pour elle. Moi, j’ai pardonné. Le passé s’est loin derrière.
- Noura, tu sais, papa t’aime, ce n’est rien. N’obscurcis pas ta vie, de ce que tu ne possèdes pas, intensifie du mieux que tu
le peux, ce que tu as.
Soulagé, je referme la porte de ma chambre quand elle en sort.
Par murielle
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Jeudi 10 septembre 2009
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17:49
Bonjour chers blogeurs,
Le saviez vous! selon une étude américaine l'Homme avec grand "H" peut adopter 82 comportements suivant les évènements de la vie auquel il est confronté. Ne me demandez pas les références je ne
sais pas j'ai appri cela lors d'une discusson avec un ami. Peut-être pourriez -vous m'éclairer?
Bref, j'en connais quelques-uns de ces comportements: face à de l'argent, en situation de séduction par rapport au sexe opposé, de même pour une lutte pour un leadership parfois
insignifiant, enfin, pour cacher un manque d'éducation.
C'est incroyable quand même, mais tellement si banale sous nos cieux de voir des personnes en position d'éducateur pousser- et le terme n'est pas trop fort- leur compagnon ou compagne, leur(s)
enfant(s) à des attitudes indécentes et ce, pour des sous!
Il y a aussi ceux que je me plais à appeler les" dragueurs narcissiques vengeresques" pour peu qu'une avance leur soit refusée! On assiste à un trouble du comportement de leur part. Vraiment, ils
peuvent même aller jusqu'à vous souhaiter la malchance, c'est fini vous n'êtes plus l'être aimé, vous avez le statut de la personne à abattre au moindre faux pas, vous subirez la vengeance de
leur ego insatisfait. Comme c'est dommage!
Les femmes en sont plus souvent victime que les hommes. Un conseil mesdames! un homme qui réagit comme ça n'a pas besoin qu'on s'interresse à lui, il manque d'assurance et d'estime soi! Et je
puis vous dire que cette combinaison -ci ne marchera pas!
Quand même à retenir tout peut se dire, tout est dans la manière!
Ah! les grands jaloux qui ne font pas d'efforts et qui dénigrent ceux qui en font; lorsqu'ils sont confrontés à une bataille saine pour occuper un poste par exemple, ils font mine de ne pas s'y
intéresser, puis dénigre avec la dernière énergie celui qui se distinguera.
Pour finir, les omniscients, ceux-ci, ils n'ont rien n'a apprendre des autres puisqu'ils savent tout, ils ont tout vécu et peuvent même prédire l'avenir! La vie pour ceux d'entre vous qui l'a
vive en leur compagnie, n'est pas toujours ensoleillée!!!
Cordialement.
Par murielle
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